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TechRDC · Désinformation

IA : 70 faux sites pro-Kinshasa démasqués par Anthropic

Un réseau d'environ 70 faux sites a diffusé des contenus favorables au gouvernement congolais, selon un rapport d'Anthropic cité par RFI. Qui est désigné, et ce qui reste inconnu.

Par La rédaction · Desk d'Ebale

Publié le (Kinshasa)3 min de lecture

Rédigé avec l'aide de l'IA, vérifié par la rédaction

Icônes de réseaux sociaux sur un smartphone
Icônes de réseaux sociaux sur un smartphonePhoto : mikemacmarketing / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Qui écrit les articles qui défendent Kinshasa sur X et sur des sites d'actualité inconnus du public ? Selon RFI, une partie d'entre eux a été produite avec l'aide d'un outil d'intelligence artificielle (IA) américain.

L'entreprise Anthropic, qui développe l'IA Claude, vient de publier un rapport sur les usages malveillants de son propre outil, rapporte RFI le 12 septembre 2026. Plusieurs cas concernent l'Afrique. La République démocratique du Congo (RDC) fait partie des cinq pays « tout particulièrement concernés », avec la Centrafrique, le Kenya, le Soudan et le Mali, selon la radio.

Un réseau d'environ 70 faux sites

En RDC, Anthropic dit avoir recensé 318 articles diffusés par un réseau d'environ 70 faux sites d'actualités, selon RFI. Ces contenus ont été amplifiés par plus de 250 comptes fictifs sur X. D'après la même source, ils soutenaient généralement la position du gouvernement congolais dans les tensions avec le Rwanda et dans le cadre des accords miniers régionaux.

L'opération est attribuée à une agence de marketing numérique basée en France, LKM Company, indique RFI. Ses clients, eux, n'ont pas été identifiés. La dépêche ne permet donc pas de dire qui a commandé ces contenus.

Ailleurs sur le continent

Le rapport, tel que résumé par RFI, décrit d'autres cas. En Centrafrique, une opération russe pilotée depuis Bangui via la radio Lengo Songo relayait des contenus favorables au pouvoir centrafricain et à Wagner, en coordination avec les médias d'État russes RT et Sputnik. Au Kenya, l'outil a servi à fabriquer des séries de 50 messages favorables au pouvoir et hostiles à l'opposition.

Au Soudan, il aurait été utilisé dans une opération attribuée à des responsables émiratis, qui auraient notamment préparé de faux témoignages destinés à l'Organisation des Nations unies (ONU). Au Mali, un consultant lié aux services de renseignement s'en est servi pour concevoir une plateforme de surveillance des télécommunications couvrant 25 millions de cartes SIM, conçue pour contourner l'obligation d'ordonnance judiciaire, toujours selon RFI.

Ce que l'on sait

  • Anthropic affirme avoir identifié et interrompu ces opérations entre décembre 2025 et août 2026, en supprimant les comptes mis en cause et en mettant en place de nouveaux systèmes de détection, selon RFI.
  • Pour la RDC, les chiffres (318 articles, environ 70 sites, plus de 250 comptes) proviennent du rapport de l'entreprise. Ils ne sont pas confirmés de source indépendante à ce stade.
  • La dépêche ne cite ni le nom des faux sites, ni une réaction du gouvernement congolais ou de LKM Company.
  • La période précise de l'opération visant la RDC n'est pas indiquée.

Des outils qui survivent à la coupure

Couper l'accès au modèle n'a pas toujours suffi, relève RFI. Au Mali, Anthropic dit avoir banni le compte utilisé pour développer la plateforme de surveillance. Mais celle-ci, déployée localement avec un autre système d'IA, continue de fonctionner, précise l'entreprise citée par la radio.

Pour la RDC, la dépêche ne dit pas si les faux sites et les comptes fictifs sont toujours actifs. C'est la question qui reste posée, à Anthropic comme aux autorités congolaises.

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L'auteur

La rédaction

Desk d'Ebale

Articles préparés par le desk d'Ebale, assisté par une intelligence artificielle, à partir de dépêches et de sources publiques citées, puis relus par l'éditeur avant publication.

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