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Charte éditoriale

Dix engagements

Ce que vous pouvez exiger de nous. Cette charte est signée par chaque journaliste à son arrivée, et opposable par tout lecteur.

Dernière révision le

La RDC est 133e sur 180 au classement 2025 de la liberté de la presse. Des journalistes y sont arrêtés, des radios fermées, et le coupage, cette enveloppe glissée contre un article complaisant, est si répandu que les lecteurs se méfient de tout ce qu'ils lisent. Cette charte existe pour dire, noir sur blanc, comment nous travaillons différemment.

  1. Indépendance. Personne n'achète un article, un silence ou un angle. Ni le pouvoir, ni l'opposition, ni un annonceur, ni un bailleur. Nos propriétaires et nos financeurs sont publics ; la rédaction décide seule de ce qu'elle publie.
  2. Zéro coupage. Aucun journaliste d'Ebale n'accepte d'enveloppe, de perdiem, de cadeau ou de « frais de transport » d'une personne ou d'une institution qu'il couvre. Nous payons nos déplacements. Un journaliste qui enfreint cette règle quitte la rédaction.
  3. Vérification avant publication. Une information vient d'au moins deux sources indépendantes, ou d'un document que nous avons vu. Un communiqué n'est pas une information : il est cité comme tel, et confronté. Ce que nous n'avons pas pu vérifier est présenté comme non vérifié.
  4. Sources nommées, sauf danger. Nous nommons nos sources. L'anonymat est accordé quand parler expose une personne à un risque réel, ce qui est fréquent en RDC ; la rédactrice en chef connaît alors l'identité de la source, et l'article explique pourquoi elle n'est pas nommée.
  5. Distinction information, opinion, contenu payé. Les tribunes portent la mention « Opinion » et n'engagent que leurs auteurs. Un contenu financé par un tiers est marqué « Sponsorisé » partout où il apparaît. Rien de payé ne ressemble à un article de la rédaction.
  6. Corrections publiques. Nous corrigeons nos erreurs dans l'article, avec une mention datée, sous 48 heures. Le journal des corrections est public. Une correction n'est jamais une honte ; une erreur cachée en est une.
  7. Conflits d'intérêts déclarés. Un journaliste ne couvre pas une organisation où travaille un proche, une entreprise dont il détient des parts ou un parti auquel il adhère. Quand un lien existe malgré tout, il est indiqué au bas de l'article.
  8. Respect des personnes. Pas de nom de victime de violences sans son accord, pas d'image de corps, pas de mineur identifiable. Nous contactons toute personne mise en cause avant publication et publions sa réponse, ou son refus de répondre.
  9. Sécurité des journalistes et des sources. Nos correspondants en zone de conflit peuvent signer sous pseudonyme. Nous utilisons des messageries chiffrées, ne publions pas l'adresse de nos bureaux à l'Est et retirons les métadonnées des documents reçus. Aucun sujet ne vaut une vie.
  10. Intelligence artificielle. Aucun article, aucune vérification et aucune image d'illustration présentée comme réelle n'est produite par une IA. Nous pouvons utiliser des outils automatiques pour transcrire, traduire ou trier des données ; le travail est relu par un humain et, quand l'usage est significatif, signalé dans l'article.

Pour aller plus loin

Signé pour la rédaction : Mireille Kanku, directrice de la publication. Cette charte est révisée chaque année, après consultation des lecteurs.