Les habitants de Mupompa, dans le territoire de Kabeya-Kamuanga (Kasaï-Oriental), n'ont plus accès à l'eau potable depuis plus de trois mois. Le forage qui alimente le village est à l'arrêt, rapporte Radio Okapi dans un article publié le 7 septembre 2026. Selon la radio onusienne, près de 29 000 personnes sont concernées.
Le mini-réseau avait été mis en service quelques mois plus tôt seulement. Il permettait aux ménages de disposer d'une eau propre à proximité. Depuis la panne, les habitants parcourent de longues distances pour s'approvisionner, indique la même source.
Une panne d'alternateur, selon le ministre provincial
Le ministre provincial des Ressources hydrauliques et de l'Électricité, Charles Kamanga, attribue l'interruption à un problème sur l'alternateur de la pompe, rapporte Radio Okapi. Il affirme que l'opérateur chargé de la gestion du mini-réseau a retiré la pièce défectueuse pour un rebobinage, en vue d'une éventuelle remise en service.
Aucune date de réparation n'a été communiquée. Les autorités locales disent suivre le dossier, selon la dépêche.
Retour à la rivière
Le chef du village, Godefroid Kalonji Kabula Mpuka, décrit une population désemparée. « Ici chez nous, il n'y a pas d'eau potable. Depuis qu'on est parti avec la pièce défectueuse, jusqu'aujourd'hui, aucune suite. Nous sommes revenus à nos anciennes habitudes, aller puiser de l'eau à la rivière. Le changement d'eau nous plonge dans les maladies hydriques », déclare-t-il à Radio Okapi.
La dépêche souligne que les femmes, chargées de la corvée d'eau, sont les premières touchées par ce retour aux puits traditionnels et aux rivières, avec les risques sanitaires que cela comporte, notamment pour les enfants.
Ce que l'on sait
Établi, selon Radio Okapi : le forage de Mupompa est hors service depuis plus de trois mois ; le ministre provincial impute la panne à l'alternateur de la pompe ; la pièce a été emportée pour rebobinage ; aucune date de remise en service n'est annoncée.
Non confirmé ou non précisé : le chiffre de 29 000 habitants n'est pas sourcé dans la dépêche et n'a pas été recoupé de source indépendante. L'identité de l'opérateur en charge du mini-réseau n'est pas donnée, pas plus que le montant ou l'origine du financement de l'ouvrage. Le lien entre l'arrêt du forage et une hausse effective des maladies hydriques dans la zone de santé n'est pas documenté : aucune donnée sanitaire n'est citée. La date exacte de l'arrêt et celle de la mise en service initiale ne sont pas précisées. Le territoire de Kabeya-Kamuanga, comme une large part du Kasaï-Oriental, dépend en grande partie de forages et de mini-réseaux ruraux pour l'accès à l'eau potable, un mode d'approvisionnement plus vulnérable aux pannes techniques que les réseaux urbains raccordés à une régie centrale.