La situation sécuritaire et humanitaire est restée tendue, lundi 7 septembre 2026, dans les territoires de Masisi et Walikale, au Nord-Kivu, après de violents combats signalés tout au long du week-end. Plusieurs villages ont été affectés par les affrontements, qui ont provoqué de nouveaux déplacements de populations, rapporte Radio Okapi.
Selon la radio onusienne, qui cite des sources locales, cette recrudescence des violences continue d'aggraver la crise humanitaire dans une région déjà éprouvée par plusieurs vagues de déplacements ces derniers mois.
Des combats à la limite des deux territoires
Les affrontements se sont intensifiés dimanche dans les villages de Kibundi, Mwima et leurs environs, dans le groupement Nyamaboko Ier, secteur de Katoyi, à la limite entre les territoires de Masisi et de Walikale.
D'après ces mêmes sources locales citées par Radio Okapi, l'AFC-M23 (Alliance fleuve Congo–Mouvement du 23 mars) aurait attaqué des positions tenues par les FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) et les Wazalendo dans cette entité. Les combats ont contraint les habitants d'au moins huit villages à fuir vers Ntoto, dans le groupement Waloa Uroba, en territoire de Walikale.
Dans la partie nord-est de Walikale, des notables locaux rapportent également des bombardements attribués à l'AFC-M23 autour de Mindjendje, à une dizaine de kilomètres de Pinga. Les positions des FARDC et des Wazalendo installées sur les collines de Katobi, Burayi et Malemo auraient été particulièrement visées. Ces attaques auraient entraîné un repli des forces gouvernementales vers Mpeti.
Une accalmie jugée fragile
Une accalmie a été observée lundi, mais plusieurs acteurs locaux cités par Radio Okapi décrivent une situation toujours fragile. Ils redoutent une nouvelle intensification des combats, avec de lourdes conséquences pour les populations civiles et pour le processus de cessez-le-feu en cours dans la région.
Ces déplacements s'ajoutent à ceux enregistrés début septembre : le 4 septembre, Radio Okapi faisait déjà état d'un afflux de déplacés fuyant des combats entre les FARDC et l'AFC-M23 à Walikale.
Ce que l'on sait
- Des combats ont été signalés durant le week-end des 5 et 6 septembre à la limite des territoires de Masisi et de Walikale, ainsi que des bombardements dans le nord-est de Walikale.
- Les habitants d'au moins huit villages se sont déplacés vers Ntoto, selon des sources locales citées par Radio Okapi.
- Une accalmie a été constatée lundi 7 septembre.
Ce qui n'est pas confirmé :
- Le nombre de personnes déplacées n'est pas chiffré et n'a pas été confirmé par une source humanitaire indépendante.
- L'attribution des attaques et des bombardements à l'AFC-M23 repose sur des sources locales et n'a pas fait l'objet, à ce stade, d'une confirmation officielle ni d'une réaction du mouvement.
- Aucun bilan de victimes civiles ou militaires n'a été communiqué.
- Le repli des FARDC vers Mpeti n'a pas été confirmé par l'armée.