Le prix du maïs a de nouveau augmenté sur les marchés de Mbuji‑Mayi, chef‑lieu du Kasaï‑Oriental. La mesurette de 3,5 kilos, unité de vente courante dans la ville, se négocie désormais entre 5 000 et 5 500 francs congolais (FC), contre 3 100 FC auparavant, rapporte Radio Okapi dans une dépêche publiée le 9 septembre. Soit une hausse comprise entre 60 et 77 % par rapport au prix de référence cité par la radio onusienne.
Le maïs constitue l'une des bases de l'alimentation des ménages de la région, consommé principalement sous forme de farine. Selon Radio Okapi, cette flambée accentue la pression sur des familles déjà éprouvées par la cherté de la vie.
Une réunion convoquée par le gouverneur
Le gouverneur de province a convoqué lundi une réunion avec les vendeurs, indique la même source. Ces derniers y ont évoqué plusieurs facteurs pour expliquer la hausse. La dépêche consultée ne détaille pas ces facteurs, et aucune décision issue de cette rencontre n'a été rendue publique à ce stade. Ni le nom du gouverneur, ni la date exacte de la réunion, ni la liste des participants ne figurent dans l'information disponible.
Du côté des autorités provinciales, aucun communiqué n'a été publié à notre connaissance depuis cette rencontre. La question de savoir si des mesures — plafonnement, approvisionnement d'urgence, allègement des taxes sur le transport — sont envisagées reste ouverte.
Ce que l'on sait
Faits établis par la source : la mesurette de 3,5 kilos de maïs se vend entre 5 000 et 5 500 FC sur les marchés de Mbuji‑Mayi ; le prix antérieur était de 3 100 FC ; une réunion a été convoquée lundi par le gouverneur de province avec les vendeurs ; ceux‑ci ont avancé plusieurs explications.
Non confirmé ou non documenté :
- La période exacte sur laquelle s'est étalée la hausse : la dépêche ne précise pas si le prix de 3 100 FC datait de la semaine, du mois ou de la saison précédente.
- Les causes de la flambée : les explications avancées par les vendeurs ne sont pas détaillées dans l'information disponible et n'ont pas été recoupées.
- L'ampleur géographique : on ignore si d'autres denrées et d'autres villes du Kasaï‑Oriental sont touchées dans les mêmes proportions.
- Les suites de la réunion provinciale.
Aucune source indépendante n'est venue confirmer ces prix, relevés sur les marchés du chef‑lieu. Aucun bilan chiffré de l'impact sur les ménages n'est disponible.
Mbuji‑Mayi dépend largement des axes routiers pour son approvisionnement en produits vivriers, dont l'état conditionne les coûts de transport. La dépêche ne permet toutefois pas d'établir un lien avec la hausse constatée.