Près d'un demi-million d'enfants sont privés d'école en République démocratique du Congo (RDC) à cause de la guerre, rapporte Radio France internationale (RFI) dans un article publié le 9 septembre 2026. Une semaine après la rentrée scolaire, 1 131 établissements restent fermés, selon une compilation du mécanisme de coordination humanitaire de l'éducation en RDC citée par le média français.
Ce mécanisme est piloté par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et l'organisation non gouvernementale (ONG) Save the Children, en lien avec les autorités congolaises, précise RFI. Les établissements recensés ont été attaqués, détruits, occupés ou transformés en abris, indique la même source.
Des salles de classe prises dans le conflit
La dépêche décrit quatre situations distinctes derrière un même chiffre : des écoles visées par des attaques, d'autres endommagées ou détruites, d'autres encore occupées, enfin des bâtiments scolaires servant d'hébergement. Ces cas de figure n'ont pas les mêmes conséquences pour une réouverture : un établissement occupé peut rouvrir plus vite qu'un établissement détruit.
RFI ne publie pas la répartition de ces 1 131 écoles par province, ni la date d'arrêt des données, ni la méthode de comptage retenue par le mécanisme de coordination. Le média ne précise pas davantage quelles forces ou quels groupes armés sont mis en cause dans les attaques et les occupations recensées, ni le nombre d'enseignants concernés.
Ce que l'on sait
- Selon RFI, 1 131 établissements scolaires restaient fermés une semaine après la rentrée scolaire en RDC.
- Selon la même source, ce décompte provient du mécanisme de coordination humanitaire de l'éducation, piloté par l'Unicef et Save the Children avec les autorités congolaises.
- Le chiffre de « près d'un demi-million » d'enfants privés d'école figure dans le titre de RFI ; l'extrait de la dépêche ne détaille pas comment il est calculé.
- Non confirmé à ce stade : la ventilation par province et par territoire, la période couverte, le nombre d'élèves et d'enseignants par établissement, et les responsabilités dans les attaques.
- Ebale n'a pas recoupé ces données de source indépendante, ni auprès du ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et technique.
Ce qu'il reste à établir
Le chiffre est national, mais la guerre ne frappe pas uniformément le pays : sans ventilation provinciale, il est impossible de dire quelles zones concentrent les fermetures, ni quelle part des enfants concernés a pu être réorientée vers d'autres écoles ou vers des espaces temporaires d'apprentissage. Les autorités provinciales de l'éducation et les divisions provinciales de l'Enseignement disposent en principe de ces données.
La question du calendrier reste également ouverte : le mécanisme de coordination met à jour ses compilations à intervalles réguliers, et un décompte publié une semaine après la rentrée peut évoluer rapidement, à la hausse comme à la baisse, au fil des mouvements de population et des réouvertures.