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PolitiqueKinshasa · Diplomatie

Aimé Boji plaide à Bruxelles pour un partenariat Afrique-Europe centré sur la paix

Devant une conférence universitaire organisée à la KU Leuven, le président de l'Assemblée nationale a lié coopération économique et stabilité dans les Grands Lacs, et renouvelé les accusations de Kinshasa contre le Rwanda, selon Radio Okapi.

Par La rédaction · Desk d'Ebale

Publié le (Kinshasa)3 min de lecture

Rédigé avec l'aide de l'IA, vérifié par la rédaction

Palais du Peuple, Kinshasa
Palais du Peuple, KinshasaPhoto : MONUSCO Photos / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Le président de l'Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Aimé Boji Sangara, a défendu un partenariat entre l'Afrique et l'Europe davantage orienté vers la paix et le développement. Il s'exprimait le mercredi 9 septembre lors d'une conférence internationale consacrée aux relations Afrique-Europe, organisée à la KU Leuven, à Bruxelles, rapporte Radio Okapi.

La rencontre a réuni des professeurs, chercheurs et scientifiques de plusieurs horizons. Elle était organisée notamment par le Centre de l'Université de Leuven pour les études de la gouvernance mondiale, la Plateforme d'études Afrique-Europe de la KU Leuven et le Centre d'études de l'innovation et de la gouvernance de l'Université de Pretoria, précise la même source.

La paix présentée comme une condition

Dans son intervention, Aimé Boji Sangara a insisté sur le lien entre paix, coopération et développement. Selon lui, l'instabilité dans la région des Grands Lacs constitue un obstacle aux investissements et aux échanges entre les deux continents.

« Sans la paix, il ne peut pas y avoir d'investissement, sans la paix, il ne peut pas y avoir de coopération, il ne peut pas y avoir de développement ou de prospérité », a-t-il déclaré, selon Radio Okapi.

Le président de la chambre basse a également appelé l'Union européenne (UE) à accorder davantage d'attention à la situation sécuritaire dans l'est du pays, en raison, a-t-il fait valoir, des intérêts européens dans les ressources naturelles et des enjeux environnementaux de la région.

Accusations contre le Rwanda

Abordant la situation dans l'Est, Aimé Boji Sangara a de nouveau mis en cause le Rwanda, qu'il tient pour responsable de l'instabilité qui affecte cette partie du territoire. Il a présenté ce conflit comme lié, selon lui, à l'exploitation des ressources naturelles congolaises.

Il a affirmé que le Rwanda « agresse la RDC depuis plus de 30 années pour aller exploiter illégalement ses ressources ». Le président de l'Assemblée nationale a par ailleurs rejeté les arguments faisant état d'une menace venue du territoire congolais contre son voisin : « Depuis 30 ans, je crois qu'il n'y a eu aucune attaque [...] organisée à partir du territoire congolais contre le Rwanda », a-t-il soutenu.

Pour lui, la pacification de l'Est doit constituer un préalable à l'intensification des échanges et de la coopération entre l'Afrique et l'Europe. Il a aussi évoqué l'ampleur de la crise humanitaire liée aux conflits, estimant que la recherche de la paix doit dépasser les seuls intérêts économiques et répondre aux préoccupations des populations affectées.

Ce que l'on sait

Les propos rapportés ici proviennent d'une seule source, Radio Okapi, qui a couvert la conférence de Bruxelles. Les citations et le déroulé de la rencontre sont attribués à ce média.

Ce qui n'est pas établi : les affirmations d'Aimé Boji Sangara sur le rôle du Rwanda relèvent de la position officielle congolaise et n'ont pas fait l'objet d'une vérification indépendante dans la dépêche. Aucune réaction de Kigali ni de l'Union européenne n'est mentionnée. La dépêche ne précise pas non plus si cette prise de parole s'inscrit dans une démarche officielle de l'Assemblée nationale ou dans une invitation académique.

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L'auteur

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Articles rédigés collectivement par la rédaction d'Ebale, à partir de dépêches et de sources publiques, puis relus et vérifiés avant publication.

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