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PolitiqueLubumbashi · C64

Lubumbashi : la C64 refuse de plier devant la mairie

La maire intérimaire a interdit la marche du 15 septembre, l'opposition la maintient. Ce que chaque camp invoque, et pourquoi la date n'a rien d'un hasard.

Par La rédaction · Desk d'Ebale

Publié le (Kinshasa)3 min de lecture

Rédigé avec l'aide de l'IA, vérifié par la rédaction

Arche d'entrée de Lubumbashi
Arche d'entrée de LubumbashiPhoto : Mike Rosenberg / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Une mairie qui interdit, une coalition qui passe outre. À deux jours du 15 septembre, le bras de fer est engagé à Lubumbashi entre l'autorité urbaine et la C64, une plateforme qui regroupe plusieurs partis de l'opposition.

Selon Radio Okapi, la coalition maintient la marche prévue ce mardi 15 septembre dans le chef-lieu du Haut-Katanga, malgré l'interdiction de la mairie. Ses responsables disent refuser de se conformer à un ordre « manifestement illégal ».

L'interdiction tombe à l'Hôtel de ville

La maire intérimaire de Lubumbashi, Joyce Tunda, a annoncé l'interdiction le vendredi 11 septembre, lors d'une rencontre avec les responsables de la coalition à l'Hôtel de ville, rapporte Radio Okapi. Elle a rappelé que les manifestations publiques sont interdites sur l'ensemble de la ville.

Sa justification, selon le site Beto.cd : préserver « l'ordre public et la quiétude sociale ». La mairie n'a pas précisé publiquement depuis quand cette interdiction générale s'applique, ni sur quel texte elle repose.

La C64 brandit l'article 26

En face, la coalition parle d'une violation de la Constitution. Elle invoque l'article 26, qui garantit la liberté de manifestation. Comme le rappelle Beto.cd, ce texte prévoit que l'organisateur informe par écrit l'autorité compétente, sans demander d'autorisation préalable.

La C64 affirme avoir officiellement informé la mairie dès le 7 septembre, soit quatre jours avant la décision. Elle présente sa marche comme pacifique et destinée, selon elle, à défendre le respect de la Constitution, l'État de droit et l'ordre constitutionnel.

Kinshasa aussi dans le viseur

Le même jour, la coalition confirme une marche devant le Palais du Peuple, siège de l'Assemblée nationale. Dieudonné Bolenge Tenge, secrétaire général du parti Ensemble pour la République, a expliqué à Radio Okapi vouloir interpeller les élus sur le projet de révision de la Constitution : « Nous avons le droit d'aller vers ces représentants du peuple congolais pour tenter de leur faire entendre raison ».

Il s'en est aussi pris à l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti au pouvoir, qui n'aurait selon lui « aucun droit de juger la Constitution ». Il qualifie la démarche d'« abus de pouvoir » et de « trahison du peuple congolais ».

Pourquoi le 15 septembre

La date correspond à l'ouverture de la session ordinaire de septembre du Parlement, consacrée au budget de l'État. Selon Beto.cd, cette session doit aussi réexaminer la loi fixant les modalités du référendum. Adoptée le 16 juin, jugée conforme à la Constitution sous réserves par la Cour constitutionnelle le 28 juillet, elle a été renvoyée au Parlement par le président Félix Tshisekedi à la mi-août pour une nouvelle délibération.

Ce que l'on sait

  • Établi (deux sources) : la mairie a notifié l'interdiction le 11 septembre ; la C64 maintient ses marches du 15 septembre à Lubumbashi et à Kinshasa.
  • Selon la C64 : la mairie était informée depuis le 7 septembre.
  • Non connu : le dispositif de sécurité prévu dans les deux villes, d'après Beto.cd.
  • Non connu : la position du ministère de l'Intérieur sur la décision de la mairie.
  • Non publiée : la composition complète de la coalition C64.

Réponse dans la rue ce mardi 15 septembre, à Lubumbashi comme devant le Palais du Peuple, le jour même de la rentrée parlementaire.

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L'auteur

La rédaction

Desk d'Ebale

Articles préparés par le desk d'Ebale, assisté par une intelligence artificielle, à partir de dépêches et de sources publiques citées, puis relus par l'éditeur avant publication.

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